Une histoire africaine – Paul Craig Roberts


MISE A JOUR :
Des lecteurs me demandent s’il s’agit d’une nouvelle histoire. La réponse est non. Ce que j’ai écrit est une fiction. Cependant, j’ai appris que Nick Brandt a mis sur pied une opération anti-braconnage en Afrique. Visitez son site internet pour en savoir plus. Il mérite votre soutient. Je pense que les ventes de son livre de photographies de l’Afrique servent à soutenir cette opération.
http://www.nickbrandt.com


Une histoire africaine

Publié le 7 novembre 2014

Ayant remarqué que les contribuables et la Réserve fédérale renflouaient les organisations financières, dont les actes frauduleux ont provoqué la destruction de l’économie, il a réalisé que le système financier et ses régulateurs étaient corrompus et déterminés à protéger le château de carte que la corruption avait créé. Le flot de liquidité qui était à venir ferait monter les prix des actifs au lieu des prix à la consommation. Il a décidé surfer sur la vague de la corruption.

Il a vendu son voilier et sa Ferrari et refinancé sa maison sa résidence secondaire et investi chaque centime dans des actions, portant une attention particulière à ces entreprises qui font monter leur valorisation boursière en rachetant leurs propres stocks pour attribuer des primes de performance aux dirigeants et aux membres du conseil d’administration.

Il savait qu’il s’agissait d’un château de cartes qui pourrait s’effondrer, mais il tenait encore debout. La Réserve fédérale, le Trésor, et les organismes de régulation financière avait recours à toujours plus d’infractions à la loi pour maintenir le château de cartes, soutenu par un marché financier en hausse.

Il a rapidement amassé une fortune. Il était loin d’être milliardaire, mais il pouvait prélever 8 millions de Dollars de plus-values sans entamer son capital.

Que faire de cet argent. Il n’était pas intéressé par les yachts, les palaces, ni par de couteuses maitresses. Il aimait les voitures de sport des années 60′, mais les Ferrari avaient été l’objet de spéculation par les collectionneurs qui en ont fait des véhicules statutaires, discréditant dans son esprit la possession d’une telle voiture.

Il aimait véritablement les animaux. A l’inverse des humains, les animaux ne sont pas mauvais, et comparés aux humains, les animaux sont beaux et merveilleux. L’extinction de certaines espèces, et la diminution du nombre des gorilles, des éléphants, des rhinocéros, des léopards, des guépards, des lions et d’autres espèces extraordinaires le troublait.

Il a décidé d’agir.

Il a voyagé en Afrique et s’est entretenu avec la police d’un parc conçu pour protéger certains territoires des braconniers et des chasseurs de trophées. Il a appris que les braconniers pouvaient acheter à des membres du gouvernement les plans des patrouilles des forces de protection, et de cette façon, continuer leur braconnage. Avec la population animale baissant de façon dramatique, il a pris la décision de créer une milice privée qui pourchasserait les braconniers.

Des patrouilleurs déçus étaient ses candidats naturels. Il offrait 25.000$ pour chaque braconnier tué. Pour éviter que ses recrues ne tuent des innocents et ne prétendent qu’il s’agisse de braconniers, ils devaient prouver que les personnes tuées avait leur nom inscrit sur une liste de braconniers recherchés. Si le braconnier avait tué un éléphant, un léopard, un rhinocéros, un lion ou un guépard, prouver que le braconnier avait été torturé jusqu’à la mort, et que la nouvelle se répande, faisait grimper la récompense à 35.000$.

Pour contrôler le processus et s’assurer de son honnêteté, il a embauché un défenseur radical du droits des animaux pour être présent sur place et superviser les opérations.

Il trouvait qu’il avait créé une organisation qui rétablissait l’équilibre entre la faune et la cupidité humaine et la destruction de l’environnement.

Il s’est rendu compte qu’a tout instant, le château de cartes financier qui finançait son entreprise pouvait s’effondrer. Il a fait ce qu’il pouvait pour protéger son patrimoine contre cette effondrement, mais comprenait que les supports de ces protections étaient aussi fragiles que tous les autres. Il espérait pouvoir détecter l’effondrement à son début pour sortir du marché avec un minimum de pertes.

En attendant l’effondrement qui pouvait détruire son organisation, les signes d’un nouvel état d’esprit émergea en Afrique. La fierté de partager l’espace avec des animaux uniques qui n’existent nulle part ailleurs devenait plus importante que de tuer ces animaux pour de l’argent. Les braconniers n’étaient plus enviés pour leur voitures luxueuses, mais se faisaient détester des populations. La pression sociale les a éliminé aussi surement que les armes à feu de sa milice privée.

Quelques « dirigeants » africains menaçaient d’envoyer l’armée régulière pour protéger les braconniers, mais ces « dirigeants » ont facilement été assassinés pour 50.000$.

Comme les femmes se rendaient compte que les manteaux de fourrure suscitaient la réprobation plutôt que l’admiration, leurs maris ont cessé de leur en offrir. Comme les hommes orientaux ont appris que le Viagra était plus efficace que la corne de rhinocéros, ils ont cessé de s’en procurer. Comme l’ivoire devenait le symbole de la criminalité, il a cessé de représenter un statut social et économique.

Une personne seule a changé les choses.

Il a commencé à étudier à quel moment agrandir sa fortune en court-circuitant le marché boursier avant l’effondrement du château de cartes. Avec cette fortune renforcée, il pourrait mettre un terme au massacre des animaux sauvages aux États-Unis.


Article original en anglais.

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