Mise à jour au sujet d’Ebola – Paul Craig Roberts

Publié le 11 octobre 2014


Un certain nombre de lecteurs ont lu des informations selon lesquelles la CIA était active en Afrique de l’Ouest juste avant l’épidémie d’Ebola, et certains ont lu des informations selon lesquelles la souche du virus Ebola est une version militarisée conçue pour se répandre par voie aérienne et par contact. Certains lecteurs me demandent de confirmer ou réfuter ces informations, et d’autres veulent savoir si les Un Pour-Cent ou les Bilderbergers ont activé un plan d’élimination de la surpopulation.

Les seules personnes qui pourraient répondre à cette question sont les personnes concernées, si un tel complot était en marche. Mais même ainsi, l’avertissement serait probablement ignoré ou discrédité. Un haut fonctionnaire de la NSA, William Binney, nous a averti il y a des années au sujet de l’espionnage illégal et inconstitutionnel de la NSA, mais rien n’a bougé sur ce sujet. Edward Snowden nous a de nouveau averti, et la réponse a été de le qualifier d’espion russe ou chinois. Le Congrès n’a pas diligenté d’enquête véritable. Aucune tête n’est tombée. Les médias presstitués ont attaqué Snowden, pas la NSA. Et ainsi de suite.

Bien que je ne puisse répondre à toutes ces questions, je peux tirer une importante conclusion du fait que beaucoup me posent la question. Il est clair comme le jour que le gouvernement des États-Unis n’a plus aucune crédibilité auprès d’une large part de la population américaine aussi bien qu’étrangère. De plus en plus, les Américains ne croient plus leur gouvernement ni les médias qui mentent pour son compte. C’est la raison pour laquelle la presse écrite et les actualités télévisées déclinent, facilitant la tâche pour la CIA de les soudoyer pour les mettre à leur service.

Par quoi devons-nous commencer ? Les mensonges de Clinton au sujet de la Serbie et du Kosovo ? Les mensonges de George W. Bush au sujet des armes de destruction massive de Saddam Hussein ? Les mensonges d’Obama au sujet de l’emploi d’armes chimiques par Kadhafi et Assad ? La diabolisation de Poutine ?

Ou bien devons nous repartir aux mensonges de la version officielle de l’assassinat de Kennedy ? Ou bien Martin Luther King ? Ou le Golf du Tonkin (1) ? Ou l’USS Liberty (2) ? Pearl Harbor ? « Souvenez-vous du Maine » (3) ?

Ou le père de tous les mensonges, le 11 septembre ?

Essayez de trouver un seul événement important au sujet duquel le gouvernement des États-Unis n’a pas menti.

Mon directeur de thèse de doctorat, Warren Nutter, qui s’est vu confier par la suite la tâche de la réduction progressive de la guerre du Vietnam, enseignait à ses étudiants que la démocratie exige de la confiance entre le gouvernement et le peuple. De toute évidence, le gouvernement ne fait pas confiance au peuple américain. Washington met en œuvre ses plans cachés qu’il fait progresser en dupant le peuple américain.

Les premiers citoyens vigilants et patriotiques qui nous ont averti sur les tromperies pratiquées par notre gouvernement furent accusés d’être « antiaméricains ». Le patriotisme s’est vu redéfini comme étant « la foi dans les paroles du gouvernement », comme le Premier Ministre britannique l’a répété l’autre jour. De nos jours, les sceptiques qui font usage de leur liberté d’expression sont qualifiés par la Sécurité intérieure des États-Unis d’être des « extrémistes locaux ». Quiconque dit la vérité en Amérique est instantanément discrédité. En effet, dire la vérité aux États-Unis est une activité à haut risque.

Comme Warren Nutter l’enseignait, notre démocratie fonctionne seulement quand les intentions de Washington sont ouvertement révélées et compatibles avec les valeurs américaines. Lorsque le gouvernement ment pour orchestrer des guerres qui profitent à des intérêts particuliers, le gouvernement brise la confiance avec le peuple et devient arbitraire, dictatorial, et irresponsable. Et quand les médias préfèrent l’argent à la vérité, le gouvernement s’en sort à bon compte.

Le gouvernement s’en est sorti à bon compte tant de fois que je ne peux imaginer une situation de laquelle il ne puisse se sortir.

Voir aussi :
[Anglais] CDC Ignoring Half of Potential Ebola Cases
Et :
[Anglais] Public Health Emergency Declared In Connecticut Over Ebola: Civil Rights Suspended Indefinitely


Article original en anglais.


(1) Incident déclenchant la Guerre du Vietnam. Les États-Unis accusèrent faussement le Nord-Vietnam d’une attaque sur un de leur navire.

(2) L’incident du USS Liberty désigne une attaque opérée par l’armée israélienne pendant la guerre des Six Jours, le 8 juin 1967 sur l’USS Liberty, navire de l’US Navy destiné à collecter de l’information et équipé par la NSA. L’attaque a été menée par des avions et des bateaux torpilleurs israéliens et causa la mort de 34 soldats américains, en blessant au moins 171.
Le Pentagone décréta un black-out médiatique total, et les membres de l’équipage furent menacés de prison s’ils parlaient de l’attaque. De plus, aucune enquête ne fut ouverte.

(3) L’USS Maine est connu pour son naufrage dans le port de La Havane à Cuba dans la soirée du 15 février 1898. Dépêché sur place pour protéger les intérêts américains lors de la guerre d’indépendance cubaine, il explosa et coula rapidement en emportant avec lui près des trois quarts de l’équipage. Une commission d’enquête ne permit pas de déterminer la cause de l’explosion mais l’opinion publique américaine, poussée par les articles incendiaires publiés dans la presse jaune par William Randolph Hearst et Joseph Pulitzer, accusa l’Espagne. Le cri de ralliement Remember the Maine, to Hell with Spain ! (« Souvenez-vous du Maine, Mort à l’Espagne ! ») fut utilisé par la faction belliciste de l’opinion américaine et la guerre hispano-américaine fut déclenchée le 25 avril 1898. Si le naufrage de l’USS Maine ne fut pas la cause directe du conflit, il joua un rôle de catalyseur. La cause du naufrage continue de faire l’objet de débats. Parmi les propositions figurent un incendie non détecté dans l’une de ses soutes à charbon, une mine navale ou un sabordage délibéré pour pousser les États-Unis à la guerre.

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