Washington est en train de détruire le monde – Paul Craig Roberts

Publié le 6 octobre 2014


La posture agressive et insensée que les bellicistes de Washington ont pris envers la Russie et la Chine a ruiné la réussite de Reagan et Gorbatchev.

Reagan et Gorbatchev ont mis un terme à la Guerre Froide et supprimé le danger d’apocalypse nucléaire. Désormais, les néoconservateurs, le complexe militaro-industriel dépendant des fonds publics américains (=contribuables américains), et les politiciens américains, dont les campagnes électorales dépendent des financements provenant du complexe militaro-industriel, ont ravivé la menace nucléaire.

Le régime corrompu et fourbe de Clinton a trahi la promesse que l’administration de George H.W. Bush avait faite à Moscou en 1990. En échange de l’acceptation par Moscou que l’Allemagne réunifiée deviennent membre de l’OTAN, Washington promettait qu’il n’y aurait pas d’expansion de l’OTAN vers l’Est. Gorbatchev, le Secrétaire d’État James Baker, l’ambassadeur des États-Unis à Moscou Jack Matlock, et les documents déclassifiés témoignent tous du fait qu’il était assuré à Moscou qu’il n’y aurait pas d’expansion de l’OTAN en Europe de l’Est.

En 1999 le Président Clinton a fait mentir l’administration du Président George H.W. Bush. Clinton le corrompu a intégré la Pologne, la Hongrie, et la toute nouvelle République Tchèque dans l’OTAN.

Le Président George W. Bush a fait mentir son père, George H.W. Bush, et le Secrétaire d’État de son père, un homme de confiance, James Baker. « Dubya » (GW Bush), réputé idiot et alcoolique, a intégré l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Slovénie, la Slovaquie, la Bulgarie, et la Roumanie dans l’OTAN en 2004. Le régime corrompu et désespérant de Obama a ajouté l’Albanie et la Croatie à cette liste en 2009.

En d’autres termes, durant les 21 années passées, trois Présidents ayant eu chacun deux mandats ont appris à Moscou que les paroles du gouvernement des États-Unis sont sans valeur.

Aujourd’hui, la Russie est cernée de bases américaines et de l’OTAN, et d’autres sont à venir en Ukraine (partie intégrante de la Russie pendant des siècles), en Géorgie (partie intégrante de la Russie pendant des siècles et terre natale de Joseph Staline), au Monténégro, en Macédoine, en Bosnie-Herzégovine et peut être aussi en Azerbaïdjan.

De vastes territoires qui faisaient autrefois partie de l’Empire Soviétique font désormais partie de l’Empire Américain. « L’avènement de la démocratie » signifie tout simplement un changement de maitre.

Washington choisit toujours la marionnette qui tient le rôle de Secrétaire Général de l’OTAN. La dernière marionnette est un ancien politicien et Premier Ministre Norvégien, Jens Stoltenberg. Sur ordre de Washington, la marionnette a rapidement contrarié Moscou en affirmant que l’OTAN possède une puissante armée vouée à jouer les gendarmes du monde et qui peut être projetée là où Washington le désire. Cette affirmation est en totale contradiction avec la vocation et la charte de l’OTAN.

Igor Korochenko, membre du Conseil Public auprès du Ministère de la Défense russe à répliqué à la marionnette Stoltenberg : « De tels propos vont à l’encontre du système de sécurité internationale, puisque l’Alliance Atlantique représente une menace envers la Russie. De ce fait, cela entrainera des réponses appropriées. »

Les réponses appropriées sont ce que l’on peut craindre : un arsenal nucléaire suffisant pour raser les États-Unis et l’Europe à plusieurs reprises.

Les imbéciles orgueilleux à Washington, se vautrant dans leur arrogance de « nation indispensable », ont provoqué Moscou au point que la Russie a désormais plus d’armes nucléaires déployées que les États-Unis. Suite aux promesses trahies par Washington et au déploiement de bases pour le bouclier anti-missile à la frontière russe, la Russie a développé des missiles balistiques intercontinentaux supersoniques qui peuvent subitement changer de trajectoire et ne peuvent être interceptés par aucun bouclier anti-missiles. Bien sûr, les sociétés américaines, qui empochent des milliards de Dollars en vendant d’inutiles systèmes anti-missiles, vont réfuter cela.

En outre, ces pays, comme la Pologne, dont les gouvernements sont assez stupides pour accepter les bases anti-missiles américaines, seraient anéantis avant même que ces bases ne puissent servir. L’invraisemblable stupidité des gouvernements corrompus d’Europe occidentale, plaçant leur confiance en Washington, pourrait être la cause principale de la Troisième Guerre Mondiale.

Les joyeux participants dans cette nouvelle apocalypse est le complexe militaro-industriel américain. Ces cupides salauds – « sociétés privées » dont les recettes proviennent entièrement de fonds publics – se garantissent davantage d’argent quel que puisse être l’éventuel coût humain. Leur porte parole au Sénat, Jim Inhofe, membre du sous-comité aux Forces Stratégiques des forces armées du Sénat des États-Unis, a exhumé un argument vieux de 60 ans prétendant que l’Amérique serait en retard dans la course à l’armement. Redémarrer la course à l’armement est nécessaire pour les profits du complexe militaro-industriel et au financement des compagnes des Sénateurs.

Ce ne sont pas seulement les forces stratégiques de la Russie que les imbéciles de Washington ont ravivées et actionnées, mais aussi celles de la Chine. L’année dernière la Chine a divulgué une description illustrée de la façon dont elle pourrait détruire les États-Unis avec ses forces nucléaires. C’était la réponse de la Chine aux plans démentiels de Washington de construire de nouvelles bases navales et aériennes, des Philippines au Vietnam, afin de contrôler la circulation des ressources dans la Mer de Chine méridionale. De quelle sorte de gouvernement stupide sont dotés les États-Unis, pouvant penser que la Chine va supporter une telle ingérence dans sa zone d’influence ?

La Chine a maintenant ajouté à son arsenal nucléaire une nouvelle variante de ses missiles balistiques. Washington en sait peu sur ce nouveau missile, parce que la CIA est trop occupée à organiser les manifestations à Hong-Kong.

La Russie et la Chine étaient satisfaits de faire partie de l’économie mondiale et d’améliorer la situation économique de leurs citoyens en développant leurs économies. Mais alors à surgit le monopole des néoconservateurs, un ramassis de psychopathes arrogants qui prétendent que Washington ne laissera pas un autre pays, pas même la Russie ou la Chine, accroître sa capacité d’avoir une politique étrangère indépendante des volontés de Washington.

La guerre nucléaire est de retour dans le champs des possibilités. En premier lieu, Washington menace ceux qu’il perçoit comme des rivaux. Quand le rival supposé ne se soumet pas, Washington le diabolise.

Dans les histoires écrites par les historiens de court de Washington, les plus grands démons des temps modernes sont les gouvernements de la Seconde Guerre Mondiale du Japon et d’Allemagne, avec le gouvernement d’après guerre d’Union-Soviétique de Joseph Staline. Ces historiens américains de court méconnaissent les faits.

Le Japon a été contraint à la guerre par Washington, qui lui avait coupé l’accès aux ressources. Le Japon a alors été atomisé par deux fois alors que le gouvernement tentait de se rendre.

Toutes les promesses faites à l’Allemagne par le Président des États-Unis, Woodrow Wilson, afin de mettre un terme à la Première Guerre Mondiale ont été trahies. L’Allemagne a été découpée et des territoires Allemands ont été remis à la Pologne, la France, et la Tchécoslovaquie. En dépit des promesses du contraire de Woodrow Wilson, des réparations intenables ont été imposées à l’Allemagne par le Traité de Versailles. Le visionnaire John Maynard Keynes avait déclaré que les réparations susciteraient une seconde guerre. Si ma mémoire est bonne, des morceaux d’Allemagne ont été aussi donnés à la Belgique, à la Lituanie et au Danemark.

Cette humiliation d’un peuple laborieux et puissant, dont les armées occupaient des territoires étrangers à la fin de la Première Guerre Mondiale, ont fait la démonstration de la fausseté des prétendues « puissances occidentales ». Les Français, les Britanniques, et les Américains ont ouvert la voie à Adolf Hitler. En 1935, Hitler était suffisamment bien installé pour dénoncer le traité de Versailles. Si Hitler n’avait pas succombé à l’orgueil et envoyé les armées allemandes à l’assaut de la Russie où elles furent détruites, lui, ou ses successeurs dominerait encore aujourd’hui l’Europe.

La véritable histoire est tellement éloignée de ce que prétend Washington et de ce qu’apprennent les Américains. La majorité des Américains soutiennent aveuglément la guerre de Washington sur le monde. Si Ebola et le réchauffement climatique ne détruisent pas l’humanité, l’ignorance du peuple américain et la guerre de Washington pour l’hégémonie le feront certainement.


Article original en anglais.

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