Les États-Unis prennent davantage de sanctions contre la Russie que contre Ebola – Paul Craig Roberts

Publié le 9 octobre 2014


Nous savons depuis… enfin, avons-nous jamais ignoré que nos hauts fonctionnaires sont incompétents. Leur incompétence est toujours coûteuse, mais désormais elle nous fait encourir le risque d’une pandémie mondiale du virus Ebola.

Sans être un spécialiste des maladies mortelles, on pourrait penser qu’au moment où Ebola fait des ravages en Afrique de l’Ouest, les liaisons aériennes vers et depuis ces pays seraient coupées.

Lorsqu’il existe des risques d’émeutes ou d’enlèvements dans des pays étrangers, le Département d’État émet un avis d’alerte et averti, et parfois empêche, les Américains de voyager dans des zones à risques. Comme le danger lié au virus Ebola rend son porteur contagieux, on pourrait penser que nos hauts fonctionnaires auraient interrompu le trafic aérien vers et depuis l’Afrique de l’Ouest. Dans les faits, il est plus difficile pour un individu critique envers le gouvernement des États-Unis, particulièrement si cette personne est musulmane, d’entrer sur le territoire américain que pour un individu infecté par Ebola. En effet, il y a beaucoup de Russes qui ne peuvent venir aux États-Unis du fait des sanctions unilatérales américaines. Mais il n’existe aucune « sanction » contre Ebola.

Apparemment, les responsables de la santé publique ont une compréhension archaïque et erronée sur Ebola et de la façon dont il se propage. Un nombre significatif de personnels médicaux, protégés contre les fluides corporels des patients infectés par Ebola mais sans protection respiratoire, ont maintenant été infectés. Cela nous a appris que cette souche d’Ebola peut se répandre dans l’air comme la grippe. Cela implique aussi la transmission par le toucher.

Le personnel de nettoyage des avions à l’aéroport LaGuardia à New York sont en grève car il n’y a aucune précaution ni protection pour les personnels qui pourraient entrer en contact avec le virus Ebola venant d’un passager infecté. Pas plus qu’un passager sur un vol sortant n’a l’assurance de s’assoir sur un siège qui n’a pas été occupé par un porteur d’Ebola lors d’un vol entrant.

En fait, un cas comme celui-ci s’est certainement déjà produit. Un citoyen britannique qui n’a pas été dans un pays touché par l’épidémie vient de mourir à Skopje, en Macédoine, apparemment à cause d’Ebola. La personne qui l’accompagnait a déclaré aux autorités qu’ils avaient voyagé directement depuis le Royaume-Uni. L’hôtel a été bouclé et son personnel ainsi que les ambulanciers ont été isolés. Je suppose que ce fut aussi le cas de la personne qui accompagnait la victime, mais les actualités ne le disent pas.
​[Anglais] Briton dies of suspected Ebola in Macedonia, his hotel sealed off

Cinq aéroports américains qui ont des lignes vers les pays infectés d’Afrique de l’Ouest ont imposé des dépistages sur les passagers à l’arrivée, telles que des prises de température. C’est mieux que rien, mais si, comme je le crois, le virus à une période d’incubation longue, ce dépistage ne détectera que des personnes présentant des symptômes, et, bien sûr, il existe de nombreuses raisons pour avoir une température élevée, particulièrement lors de la saison froide et en période de grippe.

Alors, ce que nos hauts fonctionnaires incompétents ont organisé est un dépistage qui placera en quarantaine des individus qui ont attrapé un rhume mais échouera à détecter ceux qui sont porteurs du virus Ebola et qui n’ont pas encore de symptômes.

Tout va très bien.


Article original en anglais.

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